Приглашаем к участию в конкурсе!

В мае пройдет праздник французской дикции в новом онлайн-формате

Условия конкурса:

1-й тур. Подготовка видео с чтением литературного произведения.

Произведения для

1-го курса начинающих групп – René Charles d'Orléans «Rondeau de printemps»,

1-го курса продолжающих групп – Edmond Rostand «Hymne au soleil»,

2-го курса – Arthur Rimbaud « Roman ».

Видеофайл формата mp4 именуется фамилией и именем участника с указанием номера группы. Например, Иванов_Иван_103_2 или Иванов_Иван_204_1. Файлы отправляются на почту inna_lebedzeva@tut.by до 12 мая.

Жюри будет отобрано по 6 аудио записей для групп начинающих и продолжающих на первом и втором курсах.

2-й тур. В качестве условия: преподавателям категорически запрещается помогать с составлением речей во втором туре. Файлы отправляются на почту inna_lebedzeva@tut.by до 19 мая.

 

Участники, прошедшие во второй тур готовят видео с представлением себя и своих интересов (не более 2 минут), а также литературное чтение прозы.

 

 

        Edmond ROSTAND

1868 - 1918

Hymne au soleil

Je t'adore, Soleil ! ô toi dont la lumière,

Pour bénir chaque front et mûrir chaque miel,

Entrant dans chaque fleur et dans chaque chaumière,

Se divise et demeure entière

Ainsi que l'amour maternel !

 

Je te chante, et tu peux m'accepter pour ton prêtre,

Toi qui viens dans la cuve où trempe un savon bleu

Et qui choisis, souvent, quand tu veux disparaître,

L'humble vitre d'une fenêtre

Pour lancer ton dernier adieu !

 

Tu fais tourner les tournesols du presbytère,

Luire le frère d'or que j'ai sur le clocher,

Et quand, par les tilleuls, tu viens avec mystère,

Tu fais bouger des ronds par terre

Si beaux qu'on n'ose plus marcher !

 

Gloire à toi sur les prés! Gloire à toi dans les vignes !

Sois béni parmi l'herbe et contre les portails !

Dans les yeux des lézards et sur l'aile des cygnes !

Ô toi qui fais les grandes lignes

Et qui fais les petits détails!

 

C'est toi qui, découpant la soeur jumelle et sombre

Qui se couche et s'allonge au pied de ce qui luit,

De tout ce qui nous charme as su doubler le nombre,

A chaque objet donnant une ombre

Souvent plus charmante que lui !

 

Je t'adore, Soleil ! Tu mets dans l'air des roses,

Des flammes dans la source, un dieu dans le buisson !

Tu prends un arbre obscur et tu l'apothéoses !

Ô Soleil ! toi sans qui les choses

Ne seraient que ce qu'elles sont !

 

René Charles d'Orléans (1391-1465)

Rondeau de printemps

 

Le temps a laissé son manteau

De vent, de froidure et de pluie,

Et s'est vêtu de broderie,

De soleil luisant, clair et beau.

 

Il n'y a bête ni oiseau

Qu'en son jargon ne chante ou crie :

Le temps a laissé son manteau

De vent, de froidure et de pluie.

 

Rivière, fontaine et ruisseau

Portent en livrée jolie

Gouttes d'argent, d'orfèvrerie;

Chacun s'habille de nouveau:

Le temps a laissé son manteau.

 

Hiver vous n'êtes qu'un vilain.

Eté est plaisant et gentil,

En témoignent Mai et Avril

Qui l'accompagnent soir et matin.

 

Eté revêt champs, bois et fleurs

De sa livrée de verdure

Et de maintes autres couleurs

Par l'ordonnance de Nature.

 

Mais vous, Hiver, trop êtes plein

De neige, vent, pluie et grésil;

On vous doit bannir en exil.

Sans point flatter, je parle plain,

Hiver vous n'êtes qu'un vilain !

 

Arthur Rimbaud

Roman

I

On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.

– Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,

Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !

– On va sous les tilleuls verts de la promenade.

 

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !

L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ;

Le vent chargé de bruits – la ville n’est pas loin –

A des parfums de vigne et des parfums de bière…

 

II

– Voilà qu’on aperçoit un tout petit chiffon

D’azur sombre, encadré d’une petite branche,

Piqué d’une mauvaise étoile, qui se fond

Avec de doux frissons, petite et toute blanche…

 

Nuit de juin ! Dix-sept ans ! – On se laisse griser.

La sève est du champagne et vous monte à la tête…

On divague ; on se sent aux lèvres un baiser

Qui palpite là, comme une petite bête…

 

III

Le coeur fou robinsonne à travers les romans,

– Lorsque, dans la clarté d’un pâle réverbère,

Passe une demoiselle aux petits airs charmants,

Sous l’ombre du faux col effrayant de son père…

 

Et, comme elle vous trouve immensément naïf,

Tout en faisant trotter ses petites bottines,

Elle se tourne, alerte et d’un mouvement vif…

– Sur vos lèvres alors meurent les cavatines…

 

IV

Vous êtes amoureux. Loué jusqu’au mois d’août.

Vous êtes amoureux. – Vos sonnets La font rire.

Tous vos amis s’en vont, vous êtes mauvais goût.

– Puis l’adorée, un soir, a daigné vous écrire !…

 

– Ce soir-là…, – vous rentrez aux cafés éclatants,

Vous demandez des bocks ou de la limonade…

– On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans

Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade. 2-й тур

видео с представлением себя и своих интересов (не более 2 минут)

 

Литературное чтение прозы

 

1-курс продолжающие

Bien loin dans la mer, l’eau est bleue comme les feuilles des bluets, pure comme le verre le plus transparent, mais si profonde qu’il serait inutile d’y jeter l’ancre, et qu’il faudrait y entasser une quantité infinie de tours d’églises les unes sur les autres pour mesurer la distance du fond à la surface.

Mais n’allez pas croire que ce fond se compose seulement de sable blanc ; non, il y croît des plantes et des arbres bizarres, et si souples, que le moindre mouvement de l’eau les fait s’agiter comme s’ils étaient vivants. Tous les poissons, grands et petits, vont et viennent entre les branches comme les oiseaux dans l’air. À l’endroit le plus profond se trouve le château du roi de la mer, dont les murs sont de corail, les fenêtres de bel ambre jaune, et le toit de coquillages qui s’ouvrent et se ferment pour recevoir l’eau ou pour la rejeter. Chacun de ces coquillages referme des perles brillantes dont la moindre ferait honneur à la couronne d’une reine.

 

1-курс начинающие

Au printemps, les journées rallongent, le temps est plus agréable.

Les arbres bourgeonnes et certains fleurissent comme ceux des cerisiers pour donner naissance plus tard à des fruits. 

Les fleurs embellissent les jardins et les parcs de leurs couleurs variées, primevères, crocus puis les jonquilles, tulipes muguets et autres ..... Les oiseaux chantent et sifflent.

Les poissons des bassins remontent en surface

Tout revit et renaît.

2-й курс

Il était 21h. Le soleil venait à décliner sur la montagne, et comme tous les soirs je m’évadais devant ma fenêtre. Mais aujourd’hui ce n’était pas un soir comme tous les autres. Ce soir c’est comme si la nature voulait me transmettre un message, comme si elle ne voulait pas qu’on cesse de la contempler. On ne pouvait rester indifférent devant la beauté des tons rosés et orangés que le ciel en mouvement nous laissait percevoir, je ne bougeais plus, mes yeux s’émerveillaient. Que la nature est généreuse me disais-je ! L’émotion que je ressentais en ce moment était telle, qu’il m’était impossible d’en immortaliser la magie.



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18 мая 2016